Le TURLg au GraFiTi Festival, 14-19 mai 2018 (Grand-Duché de Luxembourg)

Une première : Le TURLg au Grand-Duché ! Pour sa participation au GraFiTi Festival, Studenten Theatre Festival der GrossRegion, 14-19 mai 2018

Pendant toute son existence (trois-quarts de siècle maintenant, sapristi !), le TURLg a prouvé qu’il pouvait sauter allègrement les barrières de la langue en présentant nombre de ses spectacles aux quatre coins du monde. Jugez-en à l’étendue de ses ‘balades’ :

  • en Amérique, du Sud au Nord : de l’Argentine au Canada, en passant par la Colombie, le Brésil ou le Venezuela, e.a. ;
  • en Afrique, du Nord au Sud : du Maroc au Congo (Katanga), en passant, e.a., par le Bénin et le Sénégal ;
  • en Asie, d’Ouest en Est : de la Turquie à la Jordanie, en passant par Israël et le Liban ;
  • en Europe, disons …partout : de la Russie au Portugal, ou de l’Irlande à la Grèce, ou du Danemark à la Bulgarie et à l’Ukraine …

Quatre continents, donc, ont à ce jour reçu une et souvent plusieurs visites de l’une ou l’autre de nos productions au cours de ces 75 dernières années.

(Restons modestes et ne relevons pas le fait que le TURLg a été représenté deux fois par son président à d’importants congrès en Australie (Perth, en 1993, et Brisbane, en 1995), ce qui ajoute au palmarès de ses tournées l’Océanie, le cinquième continent manquant. Ne soulignons pas non plus que président et directeur réunis l’ont représenté aussi à un congrès de l’AITU aux Philippines (Manille, 2011), ajoutant ainsi l’Extrême-Orient à la liste des destinations au long cours. Enfin, ne nous étonnons pas non plus, après cela, que le TURLg soit le siège officiel de cette fameuse Association Internationale du Théâtre à l’Université, dont il a été le berceau en 1994 et dont il a exercé la présidence jusqu’en 2008 …et fermons donc la parenthèse.)

Bref, hors Belgique, le TURLg s’est produit dans 42 pays dont 28 sont situés en Europe. Parmi eux, figurent évidemment tous nos plus proches voisins, direz-vous ? Eh bien, non ! Certes, nous avons depuis longtemps écumé la France, l’Allemagne et les Pays-Bas, mais parmi nos pays limitrophes, le plus petit résistait encore et toujours à l’envahisseur : le redoutable Grand-Duché de Luxembourg ! Il aura fallu attendre 2018 pour en forcer la frontière. C’est maintenant chose faite grâce à la dernière production turlgienne en date,  « Le CETA», création collective mise en scène par Alain Chevalier, présentée le 19 mai dernier à Luxembourg, qui ajoutait un 43e point de chute à la liste.

Robert Germay

Un 43ème pays certes au palmarès mais une tournée qui s’inscrit dans les échanges que nous menons depuis des années dans le cadre de la bien nommée « Grande Région ». Car notre représentation à Luxembourg de ce samedi 19 mai au CEPA (Centre pour la Promotion des Arts) a été donnée dans le cadre du Festival GraFiTi ou Studentenfestival der GrossRegion, festival créé en 2010 à Sarrebruck par une dynamique équipe d’étudiants allemands et français sous la houlette de Martin Haberstroh. Nous avions eu l’occasion de rencontrer ce dernier lors de notre projet « A table » mené en 2010-2011 dans le cadre de l’Université de la Grande Région ou UniGr, projet qui réunissait Liège, Metz, Nancy et Sarrebruck et qui depuis, nous a permis de maintenir des contacts réguliers avec les nombreuses troupes de l’Université de la Sarre, Los Mutantes ou autre Thunis Theatre.

C’était notre troisième participation à ce festival que nous aimons soutenir : nous y étions en 2011 avec le « Boulevard du Boulevard du Boulevard » et en 2012 avec « Lux in Tenebris ».  Il ne fut malheureusement pas possible de nous y retrouver pour les éditions précédentes qui tombaient soit pendant nos ritus soit en pleine session d’examens. C’est donc assez naturellement que nous avons voulu renouer cette année avec l’équipe du CETA.

Il s’en est fallu de peu. Tout d’abord notre création est devenue une étape de travail. Mais qu’à cela ne tienne, nous maintenions notre participation même dans ces conditions. Et puis, catastrophe (peut-être ?), trois jours avant de partir, un des participants nous lâche sans crier gare ! Qu’à cela ne tienne, nous maintenons… et votre serviteur reprend le rôle au pied levé et toute l’équipe, Laure, Mélanie, David, Rodolphe et Vincent, assume.

Le succès et la joie de jouer en tournée furent au rendez-vous  et malgré les difficultés rencontrées sur place (rendez-vous reportés si pas ratés, indisponibilité de la salle, informations contradictoires etc.), saluons le travail des organisateurs du festival qui compense assurément leur manque d’expérience par un enthousiasme débordant… d’un peu partout (clin d’œil !). Merci à eux.

Alain CHEVALIER

2018-09-30T15:02:07+00:00

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